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Comment on vérifie

OK Marrakech n’est pas une plateforme de réservation, ni un service de l’État. On ne certifie pas tout, on ne remplace ni les avocats ni l’administration, et on ne peut pas contrôler chaque aspect juridique d’un opérateur. Ce qu’on fait est plus simple : on cherche ce qui est vérifiable publiquement sur les entreprises, leurs autorisations et leurs prix, et on vous l’explique honnêtement, à une date donnée, sources à l’appui.

Ce qu’on vérifie (dans la mesure du possible)

1. L’existence légale de l’entreprise (l’ICE)

Quand un opérateur revendique sa fiche, on lui demande son ICE, l’Identifiant Commun de l’Entreprise (15 chiffres, obligatoire pour toute société marocaine). On recoupe ce numéro sur les registres publics disponibles (portail OMPIC, sites officiels). Si la correspondance tient, on peut dire une chose vérifiable : il y a bien une vraie entreprise derrière ce nom. C’est le seul identifiant de ce niveau qui possède un registre public consultable de manière indépendante.

2. Les licences sectorielles, quand elles existent

Certaines activités sont encadrées : montgolfière, transport touristique, guides agréés… Quand on trouve une licence ou une autorisation sourcée (Bulletin Officiel, arrêté, document officiel) qu’on peut recouper, on l’intègre à notre analyse. Ça ne couvre pas tout, mais dans les catégories sensibles, c’est un signal fort.

3. Les prix publics et les conditions

Pour beaucoup d’expériences (restos, hammams, piscines, ateliers), la transparence passe d’abord par les prix affichés, les cartes, les durées, les conditions. On relève ces informations sur les sites et les pages officielles, et on les date. C’est l’aspect qu’on peut vérifier à 100 % de notre côté.

Ce qu’on ne peut pas vérifier (et qu’on ne prétend pas vérifier)

  • La patente (taxe professionnelle) : aucun registre public ne permet de la contrôler de façon indépendante. Si un opérateur nous donne un numéro, on peut l’afficher comme « déclaré », mais on ne peut pas le certifier. C’est pour ça que la patente ne fonde jamais un badge chez nous.
  • Les assurances, les contrats, les aspects fiscaux ou sociaux dans leur totalité.
  • Chaque expérience prise une par une : on ne teste pas tout nous-mêmes.

On ne veut pas sur-promettre. On montre ce qu’on a pu documenter, à une date donnée, avec des sources visibles. Et si une fiche Google existe, ça ne nous suffit pas : les documents que Google demande partent chez Google, en privé, jamais consultables par vous ni par nous. Hériter de cette vérification-là, ce serait exactement ce qu’on reproche aux grandes plateformes.

Nos badges : ce qu’on sait (ou ce qu’on ne sait pas)

On condense tout ça en trois niveaux, affichés sur chaque fiche. Ils ne disent pas si une expérience est « bien » ou « nulle » : ils disent ce qu’on sait, ou pas, de l’entreprise et de sa transparence.

  • Gris — Transparence limitée

    On a trouvé un prestataire ou un lieu (Google Maps, réseaux, blogs, plateformes), mais on n’a pas encore pu vérifier l’existence légale de l’entreprise (pas d’ICE confirmé), pas de licence sourcée, et des prix flous ou absents. Ça ne veut pas dire que l’activité est illégale. Ça veut dire qu’on ne sait pas encore assez de choses vérifiables. Vous êtes l’opérateur ? Revendiquez votre fiche et donnez-nous vos infos.

  • Bleu — Existence légale vérifiée

    On a reçu un ICE de la part de l’opérateur et on l’a recoupé sur les registres publics. On sait donc qu’il existe au moins une entreprise réelle derrière ce nom. On affiche ce niveau même sans licence sectorielle ni transparence renforcée sur les prix.

  • Vert — Transparence renforcée

    Tout ce qu’il faut pour le bleu (ICE vérifié), plus au moins un élément concret selon la catégorie. Pour les activités réglementées (montgolfière, transport, guides…) : une licence ou une autorisation sourcée qu’on a pu recouper. Pour les activités non réglementées (restos, hammams, piscines, ateliers…) : des prix clairement publiés et constatés par nous, et une info transparente sur ce qui est inclus (durée, conditions, service). C’est notre plus haut niveau : une entreprise réelle, plus des éléments concrets sur sa façon de travailler.

Un mot important

Vous restez libre de demander directement aux prestataires plus de détails (assurances, licences, conditions) avant de réserver. Nos badges vous donnent des repères, pas une garantie totale. Pour aller plus loin, on a écrit un guide pas-à-pas : comment vérifier un opérateur vous-même avant de payer.

Et si vous êtes vous-même opérateur, vous pouvez revendiquer votre fiche pour remonter dans la transparence. Une fiche vérifiée, c’est aussi votre présence renforcée sur Google et dans les réponses des IA.