Aller au contenu

Qui sommes-nous

Sur la place Jemaa el-Fna, un soir de juillet, la chaleur ne redescend jamais vraiment sous les 30 degrés après le coucher du soleil. Entre les calèches, les fumées de brochettes et les charmeurs de serpents qui rangent leur matériel, les rabatteurs s’agitent, billet à la main, sourire grand ouvert. Cet été-là, plusieurs touristes ont payé ce billet pour un spectacle qui n’existait pas. Pas de scène, pas d’artiste, juste un bout de papier vendu à quelqu’un qui ne connaissait pas encore les codes de la place.

Deux histoires, une même saison

Quelques mois plus tôt, au printemps 2025, une douzaine de compagnies de montgolfière qui décollaient chaque matin dans la plaine autour de Marrakech avaient été épinglées par les autorités pour des manquements à la sécurité aérienne. Suspensions, enquêtes, quelques lignes dans la presse marocaine, vite recouvertes par l’actualité suivante. Le genre d’histoire qu’on lit entre deux articles et qu’on oublie, sauf si on est celui qui avait réservé un vol ce matin-là précis, ou celui qui en réserve un la semaine prochaine sans le savoir.

Deux scènes, deux saisons, un même dénominateur : dans les deux cas, personne n’avait vérifié qui était réellement de l’autre côté du comptoir avant que l’argent change de main.

Ce qu’on a regardé, et ce qu’on n’a pas trouvé

On est allés voir ce que proposaient les moteurs de recherche et les grandes plateformes de réservation à qui tape « activités à Marrakech ». Les mêmes noms reviennent en boucle, page après page. Elles vendent bien, vite, avec de belles photos. Vérifier qu’un prestataire détient les autorisations qu’exige son activité, qu’un pilote a son autorisation en cours ou qu’une agence a le droit d’emmener un groupe dans le désert d’Agafay, ce n’est tout simplement pas leur métier. On l’a constaté nous-mêmes en creusant le sujet dossier par dossier, activité par activité : l’une des plus grosses plateformes du secteur publie désormais, depuis une obligation de transparence imposée en Europe, la raison sociale déclarée par ses fournisseurs. C’est un début honnête. Ça ne dit rien sur la licence, ni sur qui est vraiment aux commandes le lendemain matin, que ce soit dans une nacelle, une agence de quad ou un riad-spa.

Et pendant ce temps, demandez le prix d’une même expérience à trois vendeurs différents, le même après-midi, sur la même place. Vous obtiendrez trois chiffres sans rapport les uns avec les autres pour une prestation souvent identique, parfois du simple au triple selon la tête du client, l’heure de la journée ou l’humeur du rabatteur. Ça vaut pour un vol en montgolfière, mais tout autant pour une balade en quad, un hammam ou une table en rooftop. Personne ne recensait qui opère vraiment, à quel prix, et avec quelle autorisation, sur aucune de ces activités. On s’est dit que quelqu’un devait le faire, sérieusement, catégorie par catégorie, sans rien vendre au passage.

Ce qu’on a construit

OK Marrakech est un registre vérifié des expériences touristiques de la ville : montgolfière, désert et excursions, hammams et spas, restaurants et rooftops, quad et sensations, piscines et beach clubs, location de moto et scooter, shooting photo. Huit catégories à ce jour, plus de 150 fiches, et ça continue catégorie par catégorie, jamais publiée à moitié vide.

Chaque fiche passe par une vérification à deux niveaux avant de pouvoir passer au bleu, puis au vert. D’abord l’existence légale : le numéro ICE de l’entreprise, quinze chiffres, obligatoire pour toute société marocaine, recoupé sur le portail public de l’OMPIC. C’est la seule pièce du dossier qu’on peut contrôler nous-mêmes, sans dépendre de ce que l’opérateur veut bien montrer. Ensuite, pour les activités réglementées comme la montgolfière, la licence sectorielle : la référence de l’autorisation d’exploitation et le certificat technique en cours. Pour la montgolfière, ces autorisations paraissent sous forme d’arrêtés nominatifs au Bulletin Officiel du Royaume, un document public, daté, qu’on peut aller lire. Il n’existe pas de liste unique et centralisée des opérateurs autorisés : on vérifie donc dossier par dossier, source citée et datée à chaque fois, jamais une affirmation en l’air.

On va le dire tout net, parce que c’est le genre de promesse qu’on refuse de gonfler : à ce jour, une bonne partie des fiches du registre affiche encore « Transparence limitée ». Ce n’est pas un oubli, c’est la règle qu’on s’impose. Une fiche ne passe au bleu, puis au vert, que quand la preuve existe, source et date à l’appui. Le reste attend, honnêtement, plutôt que de porter un badge en carton. Et les fiches qui nous paient pour être mieux visibles le font au forfait fixe, jamais à la commission sur ce qu’elles vendent : qu’un vol parte à 130 ou à 230 euros ne change rien à ce qu’on touche, et ça change tout à ce qu’on a intérêt à vous raconter.

Ce qu’on ne fera jamais

  • Pas de classement acheté : la place d’une fiche dépend de ce qu’on a vérifié, pas de ce qui a été payé.
  • Pas d’avis maison : on ne fabrique rien, on ne réécrit rien pour le faire passer pour nôtre.
  • Pas de réservation ni de paiement pris en charge sur le site : on met en relation, un point c’est tout, l’argent circule directement avec l’opérateur.
  • Le badge de transparence ne se vend pas et ne s’auto-attribue pas. Il existe sur preuve, ou il n’existe pas sur la fiche.

Vous êtes un opérateur, ou vous avez repéré un problème sur une fiche ?

Notre guide pour vérifier un opérateur avant de payer montre cette méthode en détail, et chacune de nos huit catégories (montgolfière, restaurants & rooftops, hammam & spa et les autres) l’applique fiche par fiche. Pour revendiquer une fiche, signaler une erreur ou simplement nous écrire, direction la page contact.